Mardi 24 Mars 2009, L'Est Républicain /
LE TOULOIS/ FAVIÈRES
Cœurs de gaufres, un « livre anti-crise
»
Le temps heureux des dédicaces.
« Je remettrai personnellement votre livre à Nicolas Sarkozy » a promis Philippe
Morenvillier.
«On reste toute sa vie imprégné de son enfance » témoignait
Guy-Joseph Fellerà
la centaine de personnes rassemblées samedi après-midi à la Maison des Artisans Créateurs à l'occasion du lancement de son dernier livre intitulé «Cœurs de gaufres ». On notait la
présence de Philippe Morenvillier député de la circonscription, de Marie-Louise Haralambon maire de Favières, de Denis Thomassin maire de Battigny et qui représentait la communauté de communes du
Pays de Colombey et du Sud Toulois. «Dans ''Libre enfant de Favières'', mon premier livre sur la saga
des Feller,
j'ai voulu démontrer »a poursuivi Guy-Joseph Feller«
que même sans autorité parentale forte on ne devient pas forcément des voyous. »« Avec ''Les Carambars de la récré'',
le second ouvrage, c'est un hommage à l'école de la République, à ses maître et maîtresse de l'époque, Jean et Simone Beauvier que j'ai voulu rendre. Dans ''Cœur de gaufres'' ,c'est à la mère surtout
que j'ai voulu témoigner amour et reconnaissance en contant ce qu'était le quotidien d'enfants pauvres et... néanmoins heureux. Heureux de vivre libre à la campagne dans un environnement encore
préservé, quand le jardin était un paradis aux milles saveurs ; quand la mère et le père, avec de petits moyens, acquis au prix d'un dur labeur, s'employaient à remplir - et avec quel talent- nos
petits estomacs affamés.Quand le pot-au-feu était au menu ou mieux encore, les gaufres en forme de cœur, c'était le bonheur absolu ». Dure quand même cette lutte pour la liberté de ne pas être comme les autres, évoquée sans fard ni tabous au travers de clichés
savoureux et qui a de quoi passionner et amuser le lecteur au point selon l'auteur d'en faire « un livre anti-crise », qui plus est, superbement illustré.
A l'Elysée
Une allusion reprise au vol par Philippe Morenvillier qui a promis de remettre un exemplaire de « Cœur de Gaufres » ce mardi à l'Elysée au ... Président de la République, Nicolas Sarkozy, pas moins !
Et le parlementaire dans la foulée, de dire sa fierté et sa surprise aussi de découvrir la Maison des Artisans Créateurs portée par la communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois,
«un lieu culturel de grande qualité, particulièrement novateur et rare ». « Un lieu qui convient
parfaitement à cet évènement »ont tenu à souligner Marie-Louise Haralambon et Denis Thomassin
remerciant chaleureusement Guy-Joseph Fellerqui,
au travers de ses ouvrages, « prend heureusement le relais du patrimoine oral
». Merci « Guysou » pour ce moment fort de vérité, d'authenticité, d'émotion que Jean Beauvier
n'aurait voulu manquer à aucun prix, une pensée affectueuse pour son épouse Simone empêchée par la maladie et, bon vent à «Cœur de Gaufres » que l'on peut se procurer à la Maison des Artisans Créateurs
au tarif de 23 €. Tél : 03.83.25.13.37. Près d'une vingtaine d'ouvrages du même auteur tous consacrés au patrimoine lorrain sont disponibles auprès de «Paroles de Lorrains »
http:/parolesdelorrains.jimdo.com
Le Républicain Lorrain, mardi le 10 Mars 2009.
/ Briey/ Longuyon / Saint-Pancre
Un vrai village « Entre champs et bois
»
Paroles de Lorrains vient de sortir son 10e ouvrage. Daniel Baetslé a présenté en mairie de Saint-Pancré « Entre champs et bois ». Un ouvrage sympathique de la collection Terroirs qui a le mérite
d'entrer dans la vie de nos beaux villages.
Les personnalités ont présenté vendredi en mairie le livre de Daniel
Baetslé.
Un riche échange entre l'auteur et la population locale s'en est suivie au cours de la
sortie du livre.
Je n'ai eu aucune ambition d'historien mais la volonté de laisser une trace vivante, authentique, la mémoire de nos anciens ». Daniel Baetslé, l'auteur du livre « Entre champs et bois, Saint-Pancré au fil du temps » était tout ému vendredi soir en mairie de
Saint-Pancré. D'abord par le nombre d'invités, une centaine, mais aussi par la qualité des intervenants. Il a remercié les personnes qui l'ont aidé à fournir des documents et photos pour la
réalisation de son ouvrage paru aux Editions Paroles de Lorrains. L'auteur a également remercié les partenaires, dont la commune de Saint-Pancré, l'entreprise Sonatra et la société Ostwind.
Comme l'a résumé Guy-Joseph Feller,
« Un livre c'est toujours une aventure car il faut équilibrer un budget qui peut atteindre 8 000 €. Je
suis fier de ce travail qu'on a sorti ensemble. Entre champs et bois rencontre un beau succès avec déjà 127 souscriptions. Saint-Pancré, vrai village, a conservé son unité
». Une parole partagée par le député Christian Eckert. « Il y a trois idées. A Saint-Pancré on y retrouve son compte. C'est un vrai bonheur de venir dans des villages pareils. Mais la
vie n'a de sens que si les gens la partagent dans le même village ».Bernard Brunette le maire de
Saint-Pancré a cherché les clés du livre réunies en 300 pages, dans ce village de Saint-Pancré aimé avec son cachet du terroir franco-belge. « Daniel a effectué un travail de plus de cinq ans. C'est un retour sur nous-même, sur le patrimoine. Il nous reste la tour que
nous avons rénovée de l'ancienne maison forte. Les lavoirs ont été restaurés. Saint-Pancré a son passé minier et industriel. Dans cet esprit fonctionnent les sentiers découverte depuis 2000. Cette
année verra l'ouverture du sentier transfrontalier des mines ».
M. Brunette d'énumérer des faits historiques de Saint-Pancré, village connu depuis le VIIIe siècle, avec son dolmen. Un chef d'escadron des armées de Napoléon y est né. Jean-Louis François devint
ainsi commandant de la place de Longwy sous Louis-Philippe, puis colonel de la garde nationale de Metz. Toujours à Saint-Pancré, en août 1914 s'y est tenue la Bataille des frontières.
La présidente de Paroles de Lorrains, Denise Feller,
n'a pas manqué de retracer l'aventure de sa maison d'éditions. « La passion du livre nous a conduits à
fonder l'association. Aujourd'hui, nous nous sommes permis d'embaucher Boris Maxant ». Paroles de
Lorrains fonctionne autour d'un comité de lecture, de l'imprimeur Lorgé respectant la charte du label ECF provenant de forêts à gestion durable et tenant compte des normes environnementales sans
chlore.
Le Républicain Lorrain, Jeudi le 12 Mars 2009.
/ Briey/ Actualité / Longwy
Paroles de
Lorrains en bonne
place
Invités d'honneur du neuvième Salon du livre et des
cultures de Luxembourg-Ville, la petite maison d'éditions Paroles de Lorrains, apprécie l'événement à sa juste valeur.
Les auteurs de Paroles de Lorrains seront bien là au Salon du livre du Luxembourg, emmenés
par Guy-Joseph Feller.
Le neuvième Salon du livre et des cultures va ouvrir ses portes ce week-end au Kirchberg à Luxemburg-ville, les 13, 14, 15 mars. Et au milieu des nombreux et intéressants invités figurent en bonne place les auteurs actifs
de la petite maison d'éditions Paroles de Lorrains. On retrouvera donc Laura Tareb, qui avait forte impression avec son Rousses ou el bournous (les Russes et musulmans) en 2007, Dominique Da Costa
avec son La Gauche du père ou encore Guy-Joseph Feller:
« Notre action fait quelques bruits de l'autre côté de la frontière puisque nous avons été
"sélectionnés" pour être les invités d'honneur. C'est très intéressant. »Sur le site, trois lieux
d'expression : les stands du centre culturel français de Luxembourg, l'Arbre à palabres et le mur, et enfin les conférences.
Vendredi 13 mars: après
la rencontre des écoles avec les éditions Nathan, représentées par Michel Orillard (dès 8h30), aux côtés de Najia Benyacoub, du Centre culturel français, ouverture du salon à 11h. De 11h à 14h, puis
de 16h à 18h, on retrouvera donc Evelyne Fauquenot (directrice des Vieux métiers d'Azannes) et Boris Maxant (Paroles de Lorrains). De 14h à 16h, place à Angela Boeres-Vettor (auteur, imprimerie
centrale au Luxembourg) aux côtés de Najia Benyacoub. A noter que Boris Maxant sera également présent sous l'Arbre à palabres de 14h à 16h et de 19h à 20h.
Samedi : à 15h,
ouverture officielle avec discours de Marie-Josée Jacobs, ministre de la Famille et de l'intégration du Luxembourg. Aux stands, de 14h à 15h : Denise Felleret
Guy-Joseph Feller,
de Paroles de Lorrains. De 14h à 16h : Laura Tared, Dominique Da Costa et Boris Maxant seront présents. De 16h à 18h : Angela Boeres-Vettor sera aux côtés de Sylvie Da Costa (auteur aux éditions
Paroles de Lorrains), Guy-Joseph Feller,
Nathalie Sébas de l'Ambassade de France et Najia Benyacoub. Au niveau de l'Arbre à palabres, Boris Maxant sera là de 16h à 18h.
Deux conférences sont programmées au premier étage : à 15h30, un débat sur Louise Michel et l'anticolonialisme sera animé par Marie-Claire Clausse, Guy-Joseph Felleret
Najia Benyacoub ; à 17h, salle 1, Laura Tareb et Najia Benyacoub proposeront des échanges autour de L'Immigration, une force pour l'Europe.
Dimanche, l'ouverture
aura lieu dès 12h : aux stands de 12h à 18h, les différents auteurs seront présents. Une rencontre sera proposée à 17h salle 1 avec la cantatrice Malika Bellarribi Le Moal, qui présentera son premier
livre autobiographique intitulé Les Sandales blanches. Enfin une conférence conclura le salon à 19h, au premier étage, sur le thème Femmes, migrations et écriture à l'aube du 21ème siècle, avec Laura
Tareb et un collectif d'auteurs.
Le Républicain Lorrain, Jeudi le 12 Février 2009.
/ Briey/ Actualité
La Bonne Fillières…
littéraire
"A tort et à travers", une pièce à découvrir demain soir à Fillières.
Les rencontres littéraires de la Bonne Fillières événements, la
nouvelle association et salle de spectacle implantée place de la mairie à Fillières dans un cadre superbe, seront l'occasion d'échanges autour de livres ou de thèmes proposés en présence des auteurs
mais aussi d'autres acteurs de la vie en Lorraine. On y entendra aussi avec bonheur des comédiens mettre en voix et en scène les textes des auteurs présentés et défendus par
Paroles de Lorrainséditions.
Le premier rendez-vous est prévu ce week-end. Vendredi 13 février à 20 h, tout, tout, vous saurez donc tout sur Paroles de Lorrains. Présentation du fonctionnement et du rôle social d'une
maison d'éditions associative, alternative et citoyenne qui offre la possibilité d'expression à tous ceux qui ne l'ont pas habituellement, avec Guy Feller,
fondateur de Paroles de Lorrains et Denise Feller,
présidente de l'association. Découvertes des neuf ouvrages publiés depuis trois ans (dont six en 2008) et des projets pour 2009. Boris Maxant, animateur culturel à Paroles de Lorrains, fera des
lectures à haute voix des ouvrages parus. Ventes et dédicaces des livres. La présentation sera suivie par le spectacle de la compagnie Top zone, A tort et à travers. La pièce :
c'est reparti pour l'aventure, Edmond Temps nous entraîne dans l'univers « humoristique et amoureux » des agences de rencontres, des séminaires d'auto persuasion, des coaches personnels. Dédé ne part
pas seul dans ce voyage à travers les souvenirs et les chemins remplis d'anecdotes. Son musicien Lulu l'accompagne — au propre comme au figuré — sur les routes et à l'accordéon. De valse en java, de
mambo en musette, ils parcourent l'espace qui les conduira vers l'absolu. Nos deux compères, complices et artistes, s'épauleront dans cette difficile quête du graal de l'amour, de soutien en
chamailleries, ils vous emporteront dans leurs frasques et le tourbillon de vos rires.
Le Républicain Lorrain, Lundi le 23 Février 2009.
/ Briey/ Actualité / Longwy
Cinq livres qui vont compter en
2009
Les sorties sont régulières, et l'année 2009 sera chargée.
Grâce à un « comité de lecture efficace et gentil », six livres sont parus en 2008 aux éditions Paroles de
Lorrainset sont toujours disponibles : La Gauche du père, de Dominique
Da Costa, sur la présence et l'influence de la religion en milieu ouvrier ; Lumières sur la
ville, pour les 50 ans du Ciné-club, sur le cinéma en milieu ouvrier ; Les Bonheurs d'un Gaillot de
Jean Sucquet, sur la vie d'un petit village entre les deux guerres ; Le Jean des
côtes, de Jean Lacroix, ancien maire de Bonzée sur la désertification des campagnes, la chose
publique, la qualité au lieu du profit immédiat ; Rebelles en sol mineurd'Alain Cittadini, un livre coups de gueule sur le combat pour les sinistrés ; et enfin le fameux agenda Les Feux volés. Pour 2009, même
cadence, ou presque : Entre champs et boisde Daniel Bastle, livre de passion pour Saint-Pancré, qui sera présenté à la Fête du livre de Longuyon début mars ;
Coeur de gaufresde
Guy-Joseph Feller,
dernier de la série sur les F. de Favières, prévu au printemps ; La Raie sur le
côté, de Géral Zanelli, un livre gai contre l'abus de morosité sur la vie des enfants durant la
période des mines et usines, dans des familles sans grands moyens, pour septembre ; un deuxième agenda sur les Cultures mêlées de Lorraine, dans la même veine que Les Feux volés, pour
« faire parler les différences, les cultures, les modes de vie, et pousser les communautés fassent des
choses ensemble. » Le gros projet pour l'année qui vient sera le livre de Lucien
Gastaldello, Longwy la ville, pour tout savoir, absolument tout, sur Longwy. En différents chapitres, sport, politique, la vieille ville, l'histoire, c'est un
événement littéraire, sortie prévue en octobre.
Le Républicain Lorrain, Mercredi le 11 Mars 2009.
/ Briey/ Longuyon
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Le bassin ferraille encore pour s'en sortir
Au pied du haut fourneau, le débat sur la reconversion du bassin fait rage entre Michel Olmi, ancien leader cégétiste (à dr.), et Jean-Paul Guilianelli (à g.), ancien proviseur
à l'origine des Flammes de l'espoir. Boris Maxant (au centre) se souvient y avoir participé.
Au pied du haut fourneau couché, Michel Olmi ne décolère pas. L'ancien leader cégétiste regarde au loin le ballet des
bulldozers qui s'appliquent à terrasser ce qui sera en 2010 le golf de Longwy. « Ca me fait de la peine de voir un équipement comme ça s'installer là où il y a des gens qui ont sué et souffert », lâche-t-il
en piétinant rageusement ce sol où se trouvait jadis l'usine de Senelle. Face à lui, Jean-Paul Guilianelli lui porte la contradiction : « Que veux-tu, il faut bien qu'on transforme cette région.
Que notre bassin trouve enfin une identité, qu'on change d'image. »
Trente ans après les luttes de 1978-1979, la plaie n'a pas encore cicatrisé dans ce bassin qui a été rayé de la carte de la sidérurgie. Seule une usine a survécu, celle de Rehon. Le crassier, sur
lequel un SOS lumineux avait été implanté en 1978, a disparu. L'usine de la Chiers a fait place à un complexe cinématographique. Celle d'Usinor Mont-Saint-Martin à un immense hypermarché. Les grands
bureaux administratifs de Senelle sont en passe de devenir une résidence de grand standing. Le haut fourneau, couché, semble à l'agonie. Et seule la grisaille des cités ouvrières vient rappeler que
la ville fut pendant un siècle le fleuron du fer.Mais faire table rase de ce passé n'a toujours pas permis au bassin de se débarrasser de cette image qui lui colle à la peau. Sa tentative de
réindustrialisation a viré à l'échec et, comble de l'ironie, Longwy la gauchiste a même basculé à droite ! « Cette période a été
vécue comme une tragédie. Mais la révolte a parfois été disproportionnée et trente ans après, on peut regretter cette violence. Ca fait peut-être une belle image sociale mais des usines ont refusé de
s'implanter à cause de ces souvenirs », estime Jean-Luc André, 1er adjoint et conseiller régional. Le pôle européen de développement est très loin d'avoir tenu toutes ses promesses et « on
n'a réussi à attirer que des entreprises tordues venues bouffer les aides publiques », poursuit l'élu, faisant référence à l'affaire Daewoo.
Heureusement que le voisin frontalier joue les pompiers de service : « Sans le Luxembourg, on aurait le taux de chômage le plus important de France », argue Roger Corbellotti. Le maire
communiste de Longlaville n'a toujours pas digéré les décisions politiques de 1978 : « Aujourd'hui, on en paye encore les conséquences et il nous faudra encore bien vingt ans pour nous en
remettre. A l'époque, on disait qu'il fallait dix milliards d'anciens francs pour moderniser la sidérurgie et cent milliards pour la détruire. On a pris la deuxième option. Trente ans après, la
France a besoin d'acier, mais n'a plus de sidérurgistes. » La page industrielle définitivement tournée, le bassin essaye de faire valoir d'autres atouts. Le classement de ses remparts au
patrimoine mondial de l'Unesco, décroché cet été, représente à ce titre une véritable bouffée d'air frais. « Avec ça et les émaux, on a une belle carte de visite », se réjouit Jean-Luc André
qui évoque les projets du Longwy de demain avec l'arrivée du très haut débit, le souhait d'obtenir une desserte TGV et de poursuivre
le désenclavement routier du Pays-Haut. « Le véritable avenir, il est transfrontalier », conclut le premier adjoint.
Textes : Philippe MARQUE.
(dans le RL du 16 octobre 2008)
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