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Une nouvelle maison d'éditions à Longwy (54)

La salamandre de Paroles de Lorrains. Symbole de la Renaissance, cet animal mythique traverse le feu.
La salamandre de Paroles de Lorrains. Symbole de la Renaissance, cet animal mythique traverse le feu.

La salamandre

 

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GNOU-LETTRES

Paroles de Lorrains maison d'éditions basée à Longwy a décidé de poursuivre son opération livres neufs à prix réduits en élargissant son offre et en puisant dans son stock d'ouvrages édités depuis sa création en 2006. Pour 30 euros, il sera possible de choisir 5 ouvrages dans la liste suivante :

1/Ni con ni salaud d’Albert Falcetta ; ou…

2/Colère rouge de Guy-Joseph Feller ; ou…

3/La gauche du Père de Dominique Da Costa ; ou…

4/Les feux volés (les événements de Longwy) de collectif PdL ; ou…

5/Rousses ou el burnous de Laura Tared ; ou…

6/Rebelles en sol mineur de Alain Cittadini; ou

7/ Entre Champs et Bois de Daniel Bastlé ; ou
8/ Cœur de Gaufre de Guy-Joseph Feller ; ou
9/Lumières sur la Ville de Robert Bardelli Préface de Bertrand Tavernier ; ou
10/Les Bonheurs d’un Gaillot (épuisé) de Jean Sucquet ; ou
11/Le Jean des Côtes de Jean Lacroix ; ou

 

Attention : ces lots sont en nombres limités et ne seront pris en compte que dans la mesure des stocks disponibles et qu’à la réception du chèque de 30 euros au 64, avenue du 8-mai 45 à Longwy (par la poste ou dans la boîte aux lettres) ou auprès de David Bernard au magasin Longosanit à Longwy-bas. Les lots seront réservés dans l’ordre de leur réservation.

Réservations à paroledelorrain@orange.fr ou parolesdelorrains@aliceadsl.fr ; http://parolesdelorrains.jimdo.com

Les plumes qui grincent

Nouvelles provinciale1


TROU D'CUL

 

Mon trou d’cul à moi compte quinze mille habitants. Longwy, ça s’appelle … c’est de là que je vous écris, de ce trou du cul du monde qui il y a trente ans organisa la première insurrection sociale, justement appelée les événements de Longwy. Vous ne pouvez pas l’avoir oublié… comme Carmaux, comme Fourmies, il y a Longwy. En ce temps-là… Very Great Escrok (VGE) trônait tandis que Raymond la Science, le meilleur économiste que la France ait produit, prix nobel de la fatuité et de la démocratie libérale avancée (si, ça s’app’lait comme ça !…) flatulait à tous vents !

 

L’époque était à mettre 80 000 personnes dans les rues de la bonne ville de Metz, conservatrice jusqu’à l’outrance et à inventer des formes de luttes prodigieuses : attaques de commissariats, de banques, de préfectures, d’ambassades, etc. Le chiffon était rouge et gueulé à pleines gueules par des milliers de métallos. Le crassier de Longwy se payait des airs de  Fudji Yama avec son SOS emploi en guise de couronne d’épines. On n’a pas oublié…Le fond du trou était plein de m… et VGE allait traîner ça sous ses pompes-moi-le dard jusqu’à la bavure du 10 mai 1981.

 

Après la casse barriste, ce fut la torgnole Mauroy et puis la fessée Fabius… Aujourd’hui le trou de cul du monde est propre comme un sou neuf. Les casques des sidés sont au musée du fer de Neufchef et Sarko vient faire du gringue à Gandrange  là où trente ans plus tôt les Longwy avaient été mutés ; la preuve que VGE et Sarko sont faits du même Mittal. A si pourtant il y a une bonne nouvelle en Lorraine : on ferme des casernes pour en faire des campus pour crânes d’œufs. Excellents avec de la ciboulette !…

 

Petit info de dernière : Les événements de Longwy font l’objet d’une parution exceptionnelle sous la forme d’un agenda thématique : les Feux volés, édité par une petite maison d’édition citoyenne et alternative née à Longwy, Paroles de Lorrains. Contacts : Paroledelorrain@orange.fr. Tél : 06 28 81 73 23. Tél: 03 82 26 78 96. Prix sur commandes groupées.

 

 Le Hezo

 

Foutez-nous la paix ! par Gj Paroles de Lorrains

Il faut en revenir aux fondamentaux qui fondent la pensée d’aujourd’hui : la liberté absolue de conscience. Et ce fameux il est interdit d’interdire qui n’est pas comme le pensent les…bien-pensants la permissivité de la pensée mais la prise en compte de la responsabilité de ce qu’on à dire. On ne peut pas tout dire et on ne peut pas tout écrire certes… mais dans un même temps on ne peut nier des pans entiers de notre histoire et de notre culture, de notre façon d’être et de vivre ensemble. La France comme nation est diverse et riche de ses multitudes ; elle n’est pas parfaite, elle n’est pas toujours exemplaire, elle peut aussi rater les marches de l’histoire (on l’a vu récemment avec la révolution tunisienne où sarko a fait preuve d’une énorme bévue en continuant à soutenir le dictateur… tandis que le peuple marchait vers sa  libération) ; la France est la seule à avoir mis la liberté au fronton de ses « temples de la raison ». J’aime cette france-là comme chante si justement jean ferrat.

 

Alors d’où vient qu’on se sent ces temps-ci un peu à l’étroit dans nos convictions ? Certes insidieusement sous l’effet sarko, on est passé d’une société de libre expression à une société de vive répression. Ce n’est pas tout à fait la société policière mais ce n’est déjà plus la société  de la liberté voltairienne. Deux affaires plombent en effet ces temps-ci le climat comme on dit. La première est l’interdiction de la conférence de stephane hessel à l’école normale supérieure et la seconde le retrait de céline du calendrier des commémorations nationales (par le sieur mitterrand qui aurait sur ce coup-là mieux fait de se taire…) Je trouve que la première « affaire » est plus symptomatique et plus importante que la seconde… Céline n’a besoin de personne pour rester le plus grand écrivain français du XXe siècle et beaucoup de nos romanciers d’aujourd’hui lui doivent tout : les idées, l’écriture, la posture (l'anarchisme de la pensée si on veut...), etc. Céline n’a besoin de personne et ne souffrira pas de l’interdit… même si l’homme derrière reste un beau salaud, il est et restera au panthéon de la littérature française. C’est comme si on jetait napoléon, le massacreur, pour ne garder que bonaparte…  de gaulle au motif qu’il a renié sa parole sur l’algérie et permit la création de groupes mafieux, mitterrand parce qu’il a porté la francique.

 

Bon j’arrête… Je ne commémorerai pas la mort (ou fêterai…) de céline mais je continuerai à le lire. Point barre. Malgré les vociférations des uns et des autres. C’est comme si on avait attendu l’avis de l’office catholique du cinéma pour aller se faire une toile. Par contre l’interdiction  de stephane hessel est plus préoccupante… dans l’amalgame qui est fait entre l’antisémitisme et la critique raisonnée de l’état d’israël. Comment des groupes de pressions en france sont capables d’imposer leurs desideratas et leurs oukases parce qu’on n’aime pas cet état sans… état d’âme. On a  le droit d’être pro-palestinien et favorable à la création d’un état palestinien, contre le mur de la honte, sans être insultés par des lobbies fanatiques et influents. Je ferai simplement remarquer qu’il y a en israël même des gens capables d’établir les nécessaires ponts entre deux peuples qui ont tout en commun. Honte à ceux qui ne cherchent qu’à diviser, qu’à utiliser l’histoire à des fins de basse politique… Je ne cite personne et ne souhaite qu’un peu de tendresse dans ce monde de bruts. Est-ce trop demander ?

 

Il est temps qu’on arrête de se lancer à la tête des anathèmes, des insultes, des exclusions… Il y en a marre des guerres de religions, des frustrations sacrées, des rejets de l’autre, des anti, des pro… Marre de tous ceux qui nous empêchent d’être nous-mêmes : libres, fraternels, égalitaires et au minimum agnostiques…  Un seul mot d’ordre : foutez-nous la paix ! Et vive celui qui ne dira jamais vive la mort...

 

G.J. Le H. janvier 2011.

(In Rolex 2, sortie en février 2012.)


LES SUCETTES D’ANNIE

 

 Il y en a un qui aura bien mérité de la nation… C’est le ministre de l’éducation, Xavier D. Pour cacher une politique au sabre haut, voilà qu’il réinvente la sucette pour Annie (en classe terminale) et toutes ses copines… Annie aime les sucettes c’est sûr ; à cet âge là ma pauvr’ dame, c’est qu’elles sont émancipées les coquines, comme dirait l’ex-abbé d’Uruffe. La première de la classe aura droit à une sucette en sucre d’orge, habillée d’or ; la seconde, une sucette à la menthe en argent et la troisième, une qui s’use (suce…) jamais : en bronze massif !

Les trois fifilles seront appelées sur l’estrade et tandis que leurs jeunes consœurs s’égosilleront dans des cantiques papaux, elles se verront épingler sur leurs petites poitrines (quoique…) des médaillettes en peau de zébi, signes avant-coureurs de la décadence… Xavier cédera la place au président déglin-glin gai pour un grand discours sur l’école privée et obligatoire. Quant à Xarcos, il recevra un pot de chambre sur la tête en forme de bonnet d’âne… « pour cette idée géniale que le monde nous envie ».

Furious Jack (Lang) dira tout haut que la prochaine fois, il ne trahira pas ses amis… c’est dire son courroux. Un cortège énorme d’enseignements se formera dans les rues… 250 militants sous une immense banderole :  « La décadence ne passera pas par nous… » Ce qui fera rigoler tout le monde évidemment… 

PS : Je connais des mecs de banlieue qui vont faire fondre leurs médailles en  or pour s'acheter du shit !!!

 

Le Hézo.

 

Ici tout ce qui nous irrite et dieu sait qu'il y a beaucoup....

 

Parue sur le blog de GJ Le Hezo : http://colererouge.over-blog.com

Nouvelles provinciales 3

 

DU VENT !

 

« Un vent de fronde souffle sur les éoliennes en France. » C’était dans le Monde il y a peu. Et bien mazette, ça va nous faire une vraie tempête… Quelque chose comme Ouragan sur le Quercy.  Inutile de dire que nous,  à Paroles de Lorrains, on est pour sans restrictions. Et pas seulement parce que nous sommes des Don Quirotte à la recherche de la moindre des utopies. Nous savons que toute entreprise humaine est par nature…anti-écologique ou pour faire simple : sale. L’imprimerie est plus que toute autre industrie l’une des plus salissantes. Alors quand on s’est penché sur nos premiers bouquins, on a choisi de faire autrement : encres non polluantes, papier provenant de forêts à gestion contrôlée (type FSC), respect des rapports humains au travail…  On a cherché et trouvé l’une des rares éco-entreprises de Lorraine qui pouvait nous garantir ces normes sur lesquelles nous ne voulons pas déroger… C’est l’entreprise  Lorgé située à cheval sur la frontière franco-belgo-luxembourgeoise, à Longlaville (54),qui a été choisie… On peut joindre Jean-François,  le big boss,  ou Franck, l’infographiste, au 00 32 63 21 50 50.

Donc les éoliennes, ça nous concerne… et on va pas se gêner pour le dire. On préfère voir ces grandes ailes déployées dans notre beau ciel gris que les épouvantables tours du Tricastin… qu’on préfère, nous, boire cul sec. J’ai vu l’aut’ jour au fenestron une bourge bien  propre sur elle déclarer que c’était honteux, car des tours de son château elle voyait des éoliennes ! Fouchtra, j’ai pensé, on devrait lui foutre une Tchernobyl sur son horizon… Une vraie merde à radons actifs…

Qu’est-ce qu’on a pu entendre comme âneries à propos de ces grands oiseaux, fatulées par des docteurs m’abuse de tous poils. Tiens en v’la une…Et si une pale venait à se détacher ? Et puis une dernière pour la route… Vous devinerez   jamais qui a pondu une philippique anti-éolienne. Ce bon  VGE soi-même. Oui le grand nigaud qui fit président au moyen-âge… Giscard, l’homme des vrais brillants, fort connu pour ses avions renifleurs…Ça y est vous voyez où je veux en venir : le vent et les avions renifleurs… La farce sent le moisi… Serait-ce un pet ?

Le Hezo.

Nouvelles provinciales 4

 

CIRCULEZ Y A RIEN A LIRE !

 

Longwy sans fête du livre ?! 2008 restera sans doute comme une année de plomb pour tous ceux qui ont entre les deux oreilles autre chose qu'une bafle à décibels.  A une époque où les Longoviciens continuent à noircir des pages, l'événement Livre d'octobre est passé tout simplement à la trappe... On objectera côté mairie que la bibliothèque Chénier étant fermée, et bien, on n'a plus de lieu pour prêcher la bonne parole de l'écrit. Une manière de se donner bonne conscience sans doute... à moins que le livre fasse peur car forcément, il n'y a que des gens de gauche qui écrivent, qui publient  et qui ouvrent des ouvrages pour faire autre chose que du coloriage...

 

Ce n'est pas une opposition frontale (comme à Orange ou à Vitrolles) mais c'est presque pire... On s'en tape comme de son premier journal de Mickey. Pour la culture, on se contentera d'un concert bien bourge tous les trente-six du mois - un dimanche après-midi très chère, after tea  -, du bruit dans les rues après le coucher du soleil et éventuellement des bacs à sable... pour être morgane de toi sans doute ! Dès que j'entends le mot culture, je sors ma calculette, doit penser l'édile le plus haut gradé dans le grade le plus élevé de la ville.

 

Les cultureux, combien de légions ? doit se demander ce pro de la politique, fervent admirateur sans doute des néocons américains qui  nous ont foutu dans la panouille que l'on sait. Heureusement, d'autres élus ont relevé le gant... ceux de Longlaville notamment. Paroles de Lorrains y était le dimanche après-midi...  Un début de réponse ? La culture à Longwy, comme autrefois la sidérurgie, redevient un combat... Je ne suis pas sûr qu'il faille s'en plaindre.

Le Hezo.

Nouvelles provinciales 5

 

LES FENOUILLARDS

 

Je ne serai jamais de ceux qui crachent dans la soupe… en traitant les hommes politiques de vendus, de pourris et autres noms d’oiseaux. Certes, ils ne sont pas tous blanc-blanc nos représentants et certains ont de leurs fonctions  une idée assez sonnante et trébuchante… mais globalement ils ont plutôt les mains propres. Ce n’est pas là-dessus qu’ils sont haïssables. C’est sur leurs promesses de campagne… cette espèce de glu qu’ils nous ristournent à pleines pages de tracts qu’ils bourrent dans nos boîtes à lettres malgré l’avertissement de ne rien jeter d’encombrant ni d’inutile dans la sus-dite… A gauche souvent on promet le Pérou sans avoir la thune. Et ça finit en déception.  A droite on flingue au taser tout ce qui se prétend de gauche… A Longwy après le virage droitier, de mars dernier, on est en pleine hystérie anti-associations, prétextant bien sûr que les caisses sont vides et que les dilapidateurs, c’est les autres… « tout ça, c’est  à cause d’eux… » Technique bien connue du bouc émissaire. Car voilà le pot aux roses dévoilé… on commence par supprimer ce qui fleure trop l’ancien régime, puis on offre quelques sucettes (on prête une salle, on fait une affiche, on envoie un/une adjoint (e) inconnu (e) à une manif, on affirme urbi et orbi qu’on vous aime associations et on file in fine quelques écus, de quoi payer les timbres…), puis dans cinq ans on se rabiboche avec celles des assoces qui seront pas crevées et qui auront fait amende honorable.

Cela s’appelle du clientélisme puisqu’on se fout comme d’une guigne du produit fini, du travail social ou culturel de l’assoce, de son  parcours, de sa démarche citoyenne ou alternative…  Seules comptent les retombées électorales éventuelles. Si vous voulez une thune les aminches, venez vous agenouiller devant le maire Fenouillard et louez ce père urbain qui vous fait la mendicité de sa mansuétude.  Exécrable attitude ? Regardez autour de vous… Des Fenouillards, il y en a plein dans nos mairies… Longwy ne fait pas exception à la règle et cela bien sûr ne nous rassure pas.

 Le H.

Nouvelles pronviciales 6

 

LE SOLDAT

 Un type l’autre jour au téléphone m’a appelé le soldat ! « Tiens v’là le soldat. » Cela faisait au moins trois ans qu’on ne s’était pas parlé. Et puis là d’un coup : salut soldat !  Pour un antimilitariste notoire et pas honteux de l’être, Lorrain content que l’on  fermât ces vieilles casernes bigornées par l’ennui et les cuites hebdomadaires, objecteur de conscience, et tout le toutim, écoutant en boucle le déserteur, se faire appeler «  soldat », c’est un coup à tomber de son mirador… Il m’a coupé la chique le madré, ce qui n’est pas un mince exploit quand on connaît ma générosité verbale…

 

Et puis j’ai réfléchi à cette « médisance », à cette « grossièreté », à cette « incongruité » pour me dire que par ma foi… « se faire traiter de soldat par un homme libre et qui ne l’est pas moins, soldat, ben c’était plutôt un compliment… »  On arrive à un âge où la sagesse devrait prévaloir, où le poids des ans et le côté chenu de la tête devraient vous inciter à boire votre Evian (l’alcool étant interdit par la faculté) avec componction… à vivre calmos à côté d’une épouse depuis si longtemps… et puis paf une connerie glanée dans votre journal local, une info  tordue piquée au fenestron, vous met en transes…

 

Soldat pourfendant toutes les bêtises du monde politique, vous n’arrêtez pas de ferrailler à droite comme à gauche. Soldat, emporté par les malheurs du monde, vous braillez contre la gabegie de ces milliards injectés dans un  système en folie. Soldat combattant d’un ordre sans ordres, d’un système sans système, d’un pouvoir sans pouvoirs. Soldat sans fusil… bataillant avec la seule arme de sa foi en l’homme ; ne livrant aucun combat qui puisse blesser quelqu’un ; préférant la fuite aux coups de poings… Ne tolérant pas l’intolérance. Soldat qui a connu la trahison mais ne l’admet pas…

 

Qui préfère la chanson de Craonne et le Temps des Cerises à « nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus… »  

Soldat de la paix ; casque bleu de l’amour… Soldat de la fraternité… Refusant de porter l’uniforme et de marcher au pas.  Avec si vous le permettez en cadeau cette (très) belle chanson de Francis Lemarque :

 

Fleur au fusil tambour battant il va
Il a vingt ans un cœur d'amant qui bat
Un adjudant pour surveiller ses pas
Et son barda contre ses flancs qui bat
Quand un soldat s'en va-t-en guerre il a
Dans sa musette son bâton d'maréchal
Quand un soldat revient de guerre il a
Dans sa musette un peu de linge sale

Partir pour mourir un peu
A la guerre à la guerre
C'est un drôle de petit jeu
Qui n'va guère aux amoureux
Pourtant c'est presque toujours
Quand revient l'été
Qu'il faut s'en aller
Le ciel regarde partir
Ceux qui vont mourir
Au pas cadencé
Des hommes il en faut toujours
Car la guerre car la guerre
Se fout des serments d'amour
Elle n'aime que l'son du tambour

Quand un soldat s'en va-t-en guerre il a
Des tas de chansons et des fleurs sous ses pas
Quand un soldat revient de guerre il a
Simplement eu d'la veine et puis voilà...

Nouvelles provinciales 7

 

DIMANCHE CALIN OU PRESQUE…

 

Benoîtement installé dans mes chaussons à pompons en ce dimanche matin, je me prends à rêver d’un monde fraternel et humain, convivial et gai, dénervé de toutes crises, loin  des foutages de gueule de le politique qui voit un président béni-bouffe-tout déraper de plusieurs millions d’euros dans la gestion  de sa petit épicerie de campagne (l’Elysée veux-je dire) tandis que des traîne-gamelle, sans nom, sans toit, sans faffs, sans rien que des grands yeux de cockers pour chialer sur la misère du monde poussent des caddies trois fois vides dans des magasins bourrés de choses inutiles. Loin des grands baiseurs du FMI qui profitent de leur situation pour tringler dans les coursives de leurs châteaux… qu’attend Sinclair pour le limoger comme un palefrenier ? Loin de ces merdeux qui tous les jours nous emmerdent au fenestron avec leurs conseils, leurs morales à la mords-moi-le-nœud, leurs oukases, leurs tapieneries vulgaires… j’en aurais tant à citer à droite comme à gauche, que je préfère ne pas écorcher ma plume.

J’ai rêvé d’un dimanche matin doux comme une framboise que je mangerais en pensant à toi ; comme le satiné de ton ventre quand tu me l’offres comme une friandise ; comme la pomme ramassée au verger et qui fronce les sourcils de sa jolie peau d’ambre… J’ai rêvé d’un monde joli comme une amitié sans faille, comme un amour naissant mais qui ne fera pas de bruit ; ne détruira rien… ; un amour à petits pas… qui mange les yeux dans les yeux des bouillons de bœuf… Mais merde que vois-je dans la gazette ? Horreur et damnation !… Mon petit hyper de Longwy-Haut (54) qui a pris le nom de l’architecte de Louis XIV a décidé d’ouvrir le dimanche matin… Foutre d’épicier ! 

Pendant que moi je roule mes orteils dans mes charentaises à pompons, i’en a des… qui poussent honteusement des  caddies dans des travées vides tandis que des hôtesses de caisse s’ennuient à crever…Bon dieu mais quelle honte ! On ne peut pas nous foutre la paix… Le consumérisme, cette jambe pourrie du capitalisme,  ne peut continuer à nous faire ch… comme ça… A nous poursuivre jusque dans l’intimité de nos journées consacrées aux seuls seigneurs qui vaillent, nous… Faut boycotter, mon petit père… Faut lancer un cri d’alarme : N’allez pas cautionner un tel produit de la décadence ! Ceci dit, moi, j’en profite pour retourner au page… vouant tous les épiciers du monde au knout et à la roue.

 

Le H.

 Nouvelles provinciales 8

 

Les Feux volés : un succès sans précédent.

 

« A une époque où l'on est plutôt « vieilles pierres » que mémoire collective (on préserve les contre-mines de Vauban mais on se contre-fout du trentième anniversaire des événements de Longwy), il est intéressant d'apprécier à sa juste valeur l'indéniable succès de l'agenda@lmanch Les Feux volés sorti par la petite maison d'éditions Paroles de Lorrains basée à Longwy. Son tirage de 1000 exemplaires était fait comme on dit pour tenir la route ; c'est à dire pour tenir jusqu'à l'an nouveau, voire même un peu au-delà dans la mesure où un agenda ne commence à servir qu'après les congés … Les Feux volés achèvent leur cycle en affichant une réussite sans précédent (il en reste très exactement 82...et aucun retirage n'est prévu) prouvant peut-être que sous la cendre froide se cachent encore les braises chaudes de la contestation sociale... 

… « Ce succès qui étonne les concepteurs du livre montre aussi que malgré la volonté des uns et des autres de vouloir gommer toute mémoire collective sur le sujet (le lancement du livre sur ces événements de Longwy s'est fait par exemple à Longlaville grâce à l'obligeance du maire...), cette belle histoire commune continue à trotter dans la tête. Comme Jacques Chérèque, le ministre-préfet, qui n'avait pas réussi à extirper le haut fourneau de la tête des Longoviciens, les élus de tous poils ne sont pas parvenus à faire de Longwy un ground zero de la sidérurgie. A l'exception de quelques totems disséminés ça et là aux entrées et sorties de ville et bien sûr le haut fourneau couché, dans un piteux état, tout a été fait pour oublier le tsunami social des années 79 et 84.

« Qu'on ait rasé une région toute entière, qu'on ait aboli tout ce qui en faisait sa fierté, n'a selon les nouvelles autorités aucun sens, aucune réalité... Pour tout dire, on s'en fout... Le passé n'a pas d'avenir, selon l'antienne des tenants d'une économie de marché tournée vers le consumérisme le plus absolu et la brièveté des souvenirs. Tout ce qui ne se vend pas n'a pas de raisons d'être. Sans cet espace de mémoire collective, Longwy est une ville décervelée qui n'a en soi pas de sens... On ne comprend pas le paysage sans imaginer les fonds de vallée occupés par des hauts fourneaux et des trains finisseurs (voir ce qu'en disait la Fondation Universitaire Luxembourgeoise d'Arlon...)... Mais sait-on encore comment et où on fabriquait de l'acier à Longwy ? On n'est aujourd'hui même plus capable de faire la différence entre la fonte et l'acier, alors...

« Je me souviens avoir un jour participé à une émission de France culture qui s'était décentralisée sur la Place Darche à Longwy-haut. Le responsable de l' EPFL de l'époque invoquait la nécessité de tout raser afin de reconstruire pour tenez-vous bien que « le patron qui viendra à Longwy ne voit pas tous les jours les ruines de son passé »... On en est revenu bien sûr des patrons qui viendraient à Longwy investir... mais on a quand même tout détruit au motif que s'il advenait que... Uckange et Esch-Belval ont réussi ce que Longwy n'a pas pu, pas su ou pas voulu faire. La ville-phare, la ville-symbole qui met ses syndicats au pain sec, piétine dans le sable en été et glisse en hiver... et « les poteries  » (c'est comme cela qu'on appelle les émaux du musée) vont un jour ou l'autre rejoindre les fers à repasser...

Les objets ont plus d'importance que les hommes qui trouveront peut être un jour un support en plexiglas pour rappeler leurs exploits... Mais le succès sans précédent des Feux volés (qui en appelle d'autres et nous en ferons) est un démenti cinglant à tous les prophètes en souliers vernis qui vont par les rues avec des règles à calcul dans la tête. Longwy ne se quantifie pas mais se qualifie... Nuance. Longwy, c'est tout à la fois les contre-mines (importantes...) mais c'est aussi cette grande et belle histoire collective qui nous a fait ce que nous sommes au travers des siècles. L'oublier, c'est renoncer à ce que cette ville que nous aimons (même si nous n'aimons pas ce qu'elle devient) atteigne à sa vraie dimension... Tous les boulons ont été démontés (référence à la phrase de Marcel Mousley faussement attribuée à Mitterrand...) mais il reste à reconstruire une vraie maison du fer et du savoir fer de et à Longwy... Un autre pari que rassembler fers à repasser et poteries en émaux à la banque de France.

Nouvelles provinciales 9

 

Ode à Louise Michel

« Je suis allé sur ta tombe, amie ! L’automne déjà sévissait sur Paris. Les rues sentaient le soufre et la cordonite. C’était d’une tristesse infinie. La grisaille était partout à la fête. Les chiens crevés, la panse bleue, flottaient sur la Seine. Les bombes aujourd’hui se fabriquent dans les têtes et explosent dans les consciences. Nous sommes si seuls, tu sais, Louise. Ce sont les états qui sont devenus terroristes. Ils tuent à l’échelon de la planète. Ils ont organisé le crime à la dimension d’un continent… Il n’y a plus de sagesse de la mort. On ne sait plus mourir en brave. On tue au nom d’un dieu repu… l’espérance est pleine de lambeaux de chair. Le sang est partout mais c’est celui de la suffisance ! On crève en grand nombre mais de rien… Pire on tue les enfants dans les bras de leurs parents ! … »

« Je suis allé sur ta tombe, amie ! Et j’ai pleuré ! O presque rien, bien évidemment. C’est pas des larmes sur la fuite du temps ou des conneries comme cela, des cochonneries petites-bourgeoises, c’est pas des larmes sur la vieillesse qui me fait des rictus aux carreaux, c’est pas sur le poids des révolutions ratées… c’est pas sur moi, c’est pas sur toi, c’est pas sur nous…c’est pas sur le rien des jours, sur le trop peu des nuits… c’est pas sur les absences, c’est pas sur les incertitudes, ni sur la gloire éteinte…J’ai pleuré, Louise, parce qu’il n’y a plus d’amour nulle part ! »

« Même sur ta tombe, Louise, il n’y avait pas de souffle. Rien qui ne venait de l’intérieur. Comme si tu étais vraiment morte ! Pour de bon. Que ce n’était plus du jeu ! Que les enfants que nous sommes étaient enfermés dans des prisons plus grandes qu’eux ! Viendra un temps où l’homme ne sera plus qu’un coupable, qu’un fauteur de trouble, qu’un suspect…qu’un salaud ! On est tous des salauds en puissance parce qu’on ne respecte pas le système. Le fric Louise, voilà ce qui glorifie le monde ! »

« Viendra un temps où nos enfants n’auront plus aucune innocence. Un fils d’immigré sera le bourreau de ces espérances. Il construira des « enceintes fortifiées » pour que les petites Louise Michel, les dérangeantes, les petites folles de mai, les petites guêpes aux dards d’argent, soient claquemurées, soient emprisonnées… soient violées dans leur foi ! Nous serons des étrangers, des clandestins dans notre propre pays. Tous coupables pour satisfaire aux molochs de l’opinion publique. Voilà le monde dans lequel évolueront les fausses consciences quand les petits nicolas auront pris le pouvoir… »

Guy-Joseph Feller.

Nouvelles provinciales 10

 

Gauloiseries

 

Et si nous petit peuple gaulois, on te leur claquait le baigneur à tous ces antifrançais,  ces Zest Blatter, ces Fifa, ces Irlandais de Vincennes (non, non, pépé, c’est pas les mêmes…ah bon ?…), les platoche (si, si nous gens de Lorraine on l’appelait comme ça…) et l’autre à tête de melon de cavaillon (et un délit de sale gueule, un !…) l’ancien footeux reversé en  acteur de cinoche (tu oublies son nom espresse, eh con !…), et puis maintenant,  v’là t’y pas qu’on est banni… sensément reversé en deuxième division.

 

« On s’ra pas tête de liste ! » Ventre Saint-gris, nous v’là foutus !

J’entends déjà tous les refaiseurs de matches, tous les casse-burnes radiophoniques et télévisuels nous jouer la chanterelle… La France, ma France (sniff sanglot) déjà en faillite sarkosienne  (malgré les boings boings autosatisfaits du président) va tomber contre des « gros », des méchants, des poilus, des purs et des durs, … « On va se faire bouffer » comme a dit un paysan de la Meuse (dans un débat sur l’identité nationale en parlant des…immigrés (sic) On va se taper des Teutons, des Ritals, des Rosbifs… tous ces peuples sans culture et sans droits de l’homme (sans BHL non plus hélas trois fois hélas) qui veulent simplement être plus gros que le bœuf français qui est pourtant le meilleur du monde.

 

Tout le monde prie et Domenech le premier pour qu’on soit dans le groupe de l’Afrique du Sud… si, si. En parlant de Domenech, il est marié ou pas ? Car je le vois bien moi après les trois défaites subies au premier tour en Afrique du Sud dire : « J’vas t’épouser la Estelle »… Si c’est fait : on ne court plus ce risque-là. Bon où en étais-je ? Ah oui à l’élimination de la France au premier tour malgré la présence filmée par huit caméras du roi de l’Oump, Nicolas hilmsef, avec ce mot pour rire : « Pourtant mon plan de relance était champion du monde. » Pour le coup, le moral des ménages est au plus bas… et l’Oump part en quenouille après une bagarre à mains  nues entre Bertrand et Copé et que Julien Dray que les horlogers suisses nous envient  a pris une carte au nouveau centre-UDF.

 

On rigole « mais c’est sérieux le foot… » a dit l’autre jour à la télé un jobard sur I-télé. « Et un peu rentable non ?… » Bon, j’en reviens à ma proposition… on est emmerdé de partout par des trouducs et si on leur claquait le baigneur en leur disant :  « Votre coupe ? Vous pouvez vous l’arrondir où vous voulez…. » Ce serait grand, ce serait merveilleux, ce serait gaulois !!! On y va pas, point-barre. Et pour concurrencer ce tournoi à la noix, on ferait un concours de badminton dans le Poitou-Charente.

Mais.. et les primes versées à Domenech et aux autres handballeurs de l'équipe ? Bon tout n’est pas réglé certes mais que voilà une belle idée, non ?  Nicolas Domenac (ou nech ?) t'en penses quoi ?

 

Le H.


Nouvelles provinciales 11

   L’identité du cul du haut fourneau
J’avais décidé de ne pas intervenir dans le "faux débat" sur l’identité... parce que je sais trop bien qu’il est fait pour capter les voix du FN et masquer les faillites du système sarkozy...mais là, trop c’est trop.

Je ne sais pas vous mais moi je suis dans l’écœurement le plus absolu. Je croyais avoir tout vécu, tout connu, tout supporté depuis presque trois ans, depuis l’arrivée du petit homme à l’Elysée par un concours de circonstances qui me laisse encore aujourd’hui pantois. Je fus un supporter de Royal pour éviter le pire. Puis la présidente de Poitou s’est embourbée et ne refera pas surface. Elle nous aura laissé une lourde ardoise qui représente ce qui se fait de pire en politique : Sarkozy et ses petits marquis et marquisettes. Je suis écœuré disais-je par le trop fameux et fumeux débat sur l’identité nationale. J’ai la chance d’habiter dans une région à forte immigration, la Lorraine, et plus précisément la Lorraine du Nord, celle de la sidérurgie.

J’ai eu à côtoyer au quotidien de nombreux immigrés venus de partout mais surtout d’Afrique du Nord comme on disait à l’époque où l’on ne parlait pas de Maghreb (j’ai cru longtemps que le terme maghrébin était péjoratif !…) Ici, on se retrouvait au cul du haut fourneau à suer sous le même burnous ; à pleurer les mêmes larmes quand une poutre d’un toit de mine dérapait pour ensevelir l’ouvrier polonais, un Polak comme on disait. On était tous très sombres de peau par brûlures du convertisseur, et tous piqués d’étincelles ; on était les esclaves de la même machine à tuer. On se battait becs et ongles pour défendre ce fameux outil de travail (le terme préféré des marxistes du PC) qui c’est sûr allait vous tuer un jour ou l’autre. Paradoxe absolu du travail : « Je me bats pour défendre quelque chose qui va me bousiller » disait mon ami Marcel D., syndicaliste CGT et militant communiste rejeté des instances du Parti parce qu’il avait gueulé à l’époque contre la Pologne du soudeur Jaru.

On était frères du travail et on se foutait que le Momo de Gouraincourt aille le vendredi se mettre en babouches dans une rue de la cité parce que la mosquée ne pouvait accueillir tout son monde. J’ai même un copain qui avait un jour proposé qu’on transformât une église vide en mosquée… Bon je vous dis pas l’armée en prada qui s’est invectivée elle même dans la presse locale. Pourtant il avait raison Daniel de proposer ça… parce que la catho continue à faire des conneries (que le vénérable Pie quelque chose me pardonne) et à vider ses églises, on n’aurait pas le devoir d’offrir à notre frère du Livre les moyens de ses croyances ?…

Sarkozy fait du Besson sa tête de bélier contre le front nat’ mais quelle erreur, qu’elle détestable manie de braquer les gens les uns contre les autres. Ce très petit président ne restera que le chef d’un groupe sans avenir en regard de l’histoire. Je suis écœuré par ce débat et j’ai signé tout ce qui se présentait pour m’y opposer mais rien n’y fait… on a ouvert la fosse septique et pour une fois je n’ai même plus d’indignation. Je demande la clémence de dieu qui n’existe pas pour ces éboueurs qui nous éclaboussent de leurs vieilles certitudes.

Le Hezo.

 

NOUVELLES PROVINCIALES 12

Rébellion

La luciole de Valcourt, Louise Michel, revient à la mode... Serait-on dans une phase de "allons enfants " ? Pourquoi pas ? En tout cas, les rebuffades sarkosiennes s’accumulent. Une annus horribilis pour le maître du monde...

S’il n’y a qu’ un vocable que j’ai envie de retenir de cette année 2009 qui s’en va à grands pas (ouf !…), c’est le mot rébellion. Je pourrais citer un nombre assez conséquent d’exemples de rébellions vécues cette année : le rejet du rejeton à l’EPAD par la blogosphère mobilisée (Nicolas against the world : 0/1) ; l’identité nationale utilisée par le m(s)inistre Besson pour rafler la mise des régionales, débat raté et effet boomerang garanti, avec un sondage allant plutôt dans le sens de la tolérance (du style franchouillard, « on ne nous la fait plus… ») Soit : Besson against the intelligence : 0/2. Ensuite la taxe carbone retoquée par le Conseil Constitutionnel (où subsiste un vrai nid de frelons antisarkosystes, si, si je vous le dis…) Nicolas against les Institutions : 0/3.

On déroule : Copenhague ! Nicolas against the world 0/4… EPR blackboulé : Areva/Nicolas against the antinuclear : 0/5… Enfin et ce n’est pas le moins intéressant - et c’est là où je voulais en venir - qui me semble le plus caractéristique de quelque chose qui bouge en profondeur… Bachelot que l’on a fait taire ces derniers temps afin qu’on puisse baffrer en paix (consummers against the intelligence) a mis en route la plus formidable machine à décerveler que même Boris Vian n’aurait pu imaginer. Un truc tellement gros qu’on en est tous restés sur le cul. La vaccination pour tous. Liberté, égalité, fraternité, vacciné !

On se souvient de l’inénarrable docteur Mattei qui n’avait rien vu venir de la sécheresse et avait posé en pull siglé rocroco en disant tout va bien alors qu’en fond de vallée passaient les corbillards. On se souvient du fameux coupable mais pas responsable du sang contaminé (de l’irrésistible Georgina Dufoix…) Et là Bachelot a mis le paquet faisant l’impasse en loucedé sur son passé de visiteuse médicale. Elle a réussi là son meilleur coup…Pourtant… Fiasco sur toute la ligne mamie Bachelot. Un énorme gâchis puisque seulement 7% de Français se sont faits vacciner… Ce n’est plus une rébellion, sire Nicolas, c’est une révolution. Cela pose un grand principe : les Français qui sont des veaux refuseraient-ils désormais qu’on leur mette en plus du persil dans les narines ? !

Citoyens, nos concitoyens ? Quand on voit resurgir des figures tutélaires comme Louise Michel (en pleine lumière la luciole de Valcourt ! ), on est en droit de se poser la question. Les Français ne croient plus en cette démocratie du trompe-l’œil : « je vote donc je suis en démocratie », même s’ils vont en mars prochain faire dans l’antiguéantisme primaire du meilleur aloi. La PQR qui est du côté du manche quitte à se prendre de temps à autres de grosses échardes dans les pognes va être elle aussi dans l’obligation de faire des révisions déchirantes. Elle n’a pas réussi en rabâchant sa leçon bien apprise à enclencher un réflexe de peur. Et l’omniprésident va se ramasser des serpillières pleines de larmes amères… Et pour trouver plus transparent que Fillon, ça va être coton. Alors les rebelles, si en 2010, on amorçait la reconquista ?

 

Le Hézo

NOUVELLES PRONCIALES 13

 

Le gaulliste social

 

 

La mort de Philippe Séguin a éclipsé la grippe et le comportement hasardeux (c’est un euphémisme… mais on pourrait scandaleux) de la ministre de la santé. Je n’aurais rien à en dire même s’il fut pendant une période Lorrain comme moi, posant de temps à autres ses valoches dans une tôle spinalienne pour aller signer quelques papiers en mairie et serrer des louches au marché du coin. C’est ce que l’on appelait  autrefois une baronnie ou un fief et son « parrain » s’appelait Poncelet. Il n’y a rien à dire sur ce passage en Lorraine… même si ici et là en fouillant dans les boîtes à chaussures, on a pu retrouver quelques clichés jaunis du temps où l’homme à l’œil sombre coupait des rubans.

Rien non plus à dire sur les honneurs qui lui seront rendus lundi. Chacun honore les siens comme il veut. Normal… comme dirait Brassens à peu près, tous les morts sont des braves gens. Même si je ne suis pas bien sûr que l’actuel trublion de la république qui jouera les césars imperator lundi aux Invalides l’ait porté dans son cœur  le Philippe en question rapport aux râteaux  de ces temps derniers. Sarko serait plutôt à mon sens le fossoyeur des idées gaulliennes… Et même sans aller dans la caricature d’une mamie Yvonne fermant les lumières de l’Elysée une fois les invités partis, Tom Pouce est plutôt du genre tonneau des Danaïdes…

Quand il se déplace, il a son trône en or massif à 200 000 euros… Le grand Charles comme on disait faisait, lui, dans la sobriété et pas dans le bling bling. Lui aussi Charlie se moquait comme d’une guigne des gueux de la république mais il ne les méprisait pas. Lui aussi le Général était entouré de mafieux de tous poils (qu’on n’oublie pas le SAC et les pasquouillades en tous genres…) mais il feignait au moins de ne pas être leurs amis. Le gaullisme à l’époque, c’était une certaine fierté, une certaine grandeur, et surtout une certaine tenue… On voit mal le Grand  voguer sur des mers de corail sur le yacht de Rockfeller et boire du champ’ dans son  képi… Autres temps autres mœurs comme disait ma grand-mère. Pour en revenir à ce grande homme qui n’a jamais réussi à devenir un chouïa plus grand (comme Mendés, ont dit certains… ), un titre de la presse m’a fait gentiment sauter en l’air. C’était dit à peu près ceci : Seguin, le dernier gaulliste social.

Ah, bon  me dis-je en me tapotant le goitre à la manière du maître de Gembloux. Ça veut -i dire mon brave qu’il y a eu un gaullisme pas social voire même antisocial ? ça veut-i dire que sarko est pas gaulliste et pas social… Un usurpateur alors ? Bon, je galèje là. Le gaullisme est une vieille idée qu’on ne trouve plus qu’au fin de la province et encore la plus reculée, entre le chabichou et le schnaps. Le bon  vieux temps d’autrefois… des fins de banquets des « chers compagnons ».

Mais revenons-en à notre cher disparu dont nos rues vont bientôt porter le nom. Je sens que ça s’agite déjà du côté d’Epinal…  Quel nom va-t-on supprimer pour lui donner le sien  :  rue de l’émancipation des peuples ? de la lutte des classes ? du besoin de vérité ? de la révolte élevée au rang des beaux-arts ?…Tiens je préconise la suppression de la rue Jean-Jaurès.

 

Le Hezo.


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