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Une nouvelle maison d'éditions à Longwy (54)

La salamandre de Paroles de Lorrains. Symbole de la Renaissance, cet animal mythique traverse le feu.
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La salamandre

 

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GNOU-LETTRES

Paroles de Lorrains maison d'éditions basée à Longwy a décidé de poursuivre son opération livres neufs à prix réduits en élargissant son offre et en puisant dans son stock d'ouvrages édités depuis sa création en 2006. Pour 30 euros, il sera possible de choisir 5 ouvrages dans la liste suivante :

1/Ni con ni salaud d’Albert Falcetta ; ou…

2/Colère rouge de Guy-Joseph Feller ; ou…

3/La gauche du Père de Dominique Da Costa ; ou…

4/Les feux volés (les événements de Longwy) de collectif PdL ; ou…

5/Rousses ou el burnous de Laura Tared ; ou…

6/Rebelles en sol mineur de Alain Cittadini; ou

7/ Entre Champs et Bois de Daniel Bastlé ; ou
8/ Cœur de Gaufre de Guy-Joseph Feller ; ou
9/Lumières sur la Ville de Robert Bardelli Préface de Bertrand Tavernier ; ou
10/Les Bonheurs d’un Gaillot (épuisé) de Jean Sucquet ; ou
11/Le Jean des Côtes de Jean Lacroix ; ou

 

Attention : ces lots sont en nombres limités et ne seront pris en compte que dans la mesure des stocks disponibles et qu’à la réception du chèque de 30 euros au 64, avenue du 8-mai 45 à Longwy (par la poste ou dans la boîte aux lettres) ou auprès de David Bernard au magasin Longosanit à Longwy-bas. Les lots seront réservés dans l’ordre de leur réservation.

Réservations à paroledelorrain@orange.fr ou parolesdelorrains@aliceadsl.fr ; http://parolesdelorrains.jimdo.com

LA RAIE SUR LE CÔTE

(en projet. Sortie décembre 2009;  en souscription à 15 euros au lieu de 18)

 

 

C'était le début des années soixante, j'avais sept ou huit ans ; je croyais que tous les hommes travaillaient à l'usine et qu'un nom de famille commençait par une majuscule et se terminait obligatoirement par un i ou un a.

     Longwy rangeait proprement ses cheminées et tuyaux sidérurgiques dans sa cuvette. Le crassier poussait doucement sa crête comme un volcan de pacotille pour parc d'attraction, donnant du relief au paysage, étrange décor de cinéma pour un péplum catastrophe qui ne serait tourné que bien plus tard.

     Les voies de chemin de fer tissaient leurs rails comme une gigantesque toile d'araignée. Arrêté au passage à niveau, à l'arrière de la Dauphine, je comptais les wagons de minerai.

C'était toujours le printemps, il ne pleuvait jamais. Dans la poche arrière de mon short en nylon, maman avait glissé un mouchoir.

 

-Faut toujours avoir un mouchoir sur soi !

 

Papa m'avait ciré les chaussures.

 

-Faut toujours avoir des chaussures propres.

 

J'étais prêt, les yeux grands ouverts, la raie sur le côté et les oreilles dégagées.

 

-Mi r'cord una volta…, disait ma grand-mère.

    

Moi, j'ai pris des photos avec l'appareil à soufflet de mon frère, des photos en noir et blanc, papier glacé, bord blanc découpé en dentelle… et j'ai tout relié, comme ça, en vrac.

 

-Dis, papa ! Qu'est ce qu’il transporte le train ?

-Ben, tu vois, du minerai, du fil, des tôles, des ronds, des carrés, du tors, de la crasse, de la fonte, de la minette…

-Ah, ouais, ouais…

-Des brames, des billettes, des blooms…

-Et où i’ va ?

-Ben, tu vois, ça dépend… à la Providence, à Senelle, à la Chiers, au train-fil, à la tôlerie, au quarto, à l'aciérie Martin, à la centrale et chaudière, aux ateliers centraux, aux soufflantes, au train-rail, à la fonderie, à la chaudronnerie, aux essais, aux torsadeuses, aux laminoirs…

     -Ah, ouais, ouais…

 

     J'étais en extase… de mots.

 

 

 

LES DIMANCHES

 

 

 

Il y avait les repas de Pâques, puis ceux de Noël ; il y avait aussi les dimanches après-midi quand la famille se retrouvait autour d'une galette au sucre, d'une pagnotte, d'une brioche et d'un café noir servi dans les tasses de porcelaine fine. 

    Je me trouvais toujours un coin de table, les coudes sur la nappe de tissu pour écouter les hommes parler, raconter des histoires d'usine, des histoire d'hommes, avec des mots magiques

    

« … quarto, blooms, billettes, laminoir, train fil, Senelle, grands bureaux, poche à fonte, centrale et chaudière, brames… » C'était comme une langue inconnue, magique et évocatrice,   un patois d’ici.

     On disait "train-fil" et je voyais des trains entiers de passagers foncer à toute allure  en laissant une traînée argentée derrière eux. On disait "quarto" et j'imaginais un palais des glaces aux quatre murs brillants comme du quartz. On parlait des "grands bureaux" et m'apparaissaient des bureaux immenses aux plafonds tellement hauts qu'on avait du mal à y distinguer les rosaces de plâtre qui les ornaient.

      

Je sentais bien qu'il se passait quelque chose de magique derrière les murs gris et hauts de l'usine. D'abord, c'était gardé par des gendarmes qui n'en étaient pas. L'enchevêtrement des énormes tuyaux, les feux d'artifice rouges qui s'en échappaient, les fumées âcres qui laissaient ce goût chaud  si particulier, planer dans l'atmosphère et le gueulard qui ponctuait les silences et indiquait l'heure au monde entier… L'usine vibrait jusque dans nos dimanches après-midi.

       

On entendait comme étouffé par les halles, le bruit lourd des tôles qu'on manipule et les coups de klaxon des ponts roulants. Alors, tout doucement, je me laissais emporter par leurs histoires d' usine.

     Les  femmes se regroupaient à l'autre bout de la table avec leurs mots communs, leurs mots sans mystère, leurs mots de tous les jours.

 

-Prends un bout de galette, daille, et mets une serviette autour du cou que tu vas te salir…

 

     Les mots des hommes devenaient les mots du dimanche…

 

-Mais si, le chef d'équipe qu'était au train-fil à Senelle, qui fait les feux continus maintenant à l’aciérie Thomas ; un grand sec, un Polonais.

 

Ah ! l'aciérie Thomas, j'aurais bien aimé le rencontrer ce fameux Thomas. Connu dans tout Longwy seulement par son prénom. Je me demande si quelqu'un connaissait seulement son nom.

N'empêche ça devait être un chic type pour que tout le monde l'appelle par son prénom et futé en plus : c'est lui qui avait inventé l'usine d'après ce que j'avais cru comprendre ; c'est dire… 

Et les dimanches se mouraient, secoués par les coups du carillon imitation Westminster, café, galette, pagnotte…

 

LONGWY LA VILLE DE LUCIEN GASTALDELLO

L’étymologie de Longwy est latine, et le latin étant demeuré la langue courante dans le nord de la Gaule jusqu’à la fin du VIIèmesiècle, il s’ensuivrait que la fondation de Longwy ou au moins de son château est antérieure à cette dernière date.

Suivant Mussey, le château a pris le nom de « Longum Castrum », puis de «Longcastre » par abréviation, et la ville ancienne celui de « Longum Vicum » ou « Longum Vicus ». Un simple examen des plans anciens du château et de la ville fait de suite voir la justesse de ces dénominations

Devenu commun aux deux parties de la localité, le nom de « Longus Vicus » se changera en « Long-vic » puis en « Longwy ».

On a déjà cru trouver le même nom sous la forme « Loncwick » dans un diplôme du roi Dagobert 1er en faveur de l’abbaye de Saint Maximin de Trèves. C’est là une supposition que rien ne parait appuyer.

Mais il est très authentiquement parlé de Longwy dans trois  chartes :

·         Il est fait mention du comté de Longwy dans une charte de Baslieux en 990 ;

·         Une autre du 10 mai 1096, charte des Bénédictins verdunois qui relate le don, par piété, d’Albert de Dasbourg, Comte de Museau, de Metz et de Longwy, époux d’Ermesinde, la fille du Comte Conrad de Luxembourg et de Clémence de Longwy, de la chapelle castrale, des églises de Mont Saint Martin et de Villers la Montagne,  à l’Abbaye de Saint Vanne de Verdun, dont son beau frère Rodolphe tenait la crosse abbatiale ;

·         Et une de 1101, à la mort du Comte Albert, son épouse Ermesinde confirme cette donation et y ajoutant celle de l’ermitage de Saint Rémy, près Piedmont.

6ème siècle

    511

Au décès de Clovis le 27 novembre 511, ses quatre enfants (Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire) se partagent  son royaume. C’est l’aîné Thierry qui hérite de l’Austrasie qui ira à sa mort en 534 à son fils Théodebert  et à la mort de ce dernier, en 548, à son petit-fils Théodebald qui trépasse à son tour en 555. Clotaire 1er prendra Vuldetrade, la veuve de son petit-neveu Théodebald pour femme, elle lui donnera une fille Blithilde (la guerrière agile comme un éclair), laquelle épousera le maire du Palais d’Austrasie, Ansbert Ferréol. Mais les évêques forcèrent le roi à répudier Vuldetrade. Clotaire la maria à Garivald, un duc de Bavière, et garda les biens qu’elle lui avait apportés de Théodebald. C’est la première mention faite dans l’histoire d’une rupture de mariage royal imposée par les évêques, qui auront par la suite à de nombreuses reprises l’occasion de réitérer cet acte.

 

                   

                Clovis                 Partage 511                           Austrasie                            Clotaire 1er

 

    579

Ansbert fait construire le château de Longwy (page précédente) dans le Comté Mosellan (sur les rives de la Moselle) entre Metz et Trêves, créé par Clotaire, roi de France et d’Austrasie, pour sa fille Blitilde.

    611

Saint Arnoul, l’aîné des quatre enfants d’Ansbert et Blitilde (d’après Dom Calmet), lui succéda. Il fut aussi, Comte de Verdun et de Charmontois, et ensuite Evêque de Metz de 614 à 627. Il a été marié avec Dode, la fille du Comte de Boulogne.

16/08/641

Mort de Saint Arnoul près de Remiremont après avoir mené quatorze ans de vie érémitique. Ses restes seront ramenés, l’année suivante, dans l’église des Saints Apôtres de Metz qui portera son nom en 717. Il laisse deux fils, Anchise qui donna naissance à Pépin d’Héristal, père de Charles-Martel et aïeul de Charlemagne et Clodulphus (ou Saint Clou, évêque de Metz de 656 à 696) qui eut le Comté Mosellan et la Hasbay. Clodulphus fit ériger son état en Duché Mosellan par le roi Dagobert 1er. Il entra dans les ordres à Saint Maximin de Trêves, et mourut évêque de Metz où il fut inhumé près de son père.

            

       Dagobert 1er              Saint Arnoul     Saint Clou                               Dagobert II

    656

Saint Clou étant à son tour nommé évêque de Metz, Martin son fils lui succéda au duché Mosellan, il eut encore le Comté d’Ardennes par sa femme Béatrix, fille de Hildulphe.

Il fonda la ville de Longwy près de Longcastre avec son église paroissiale à une demi-lieue, en l’honneur de Saint Martin et voulut que la hauteur reçoive le nom de Mont Saint Martin.

 

                                                                                                                                                 Saint Martin

    681

Martin prit les armes pour maintenir Dagobert  II (patron de l’église de Longwy Haut) sur le trône d’Austrasie.

Il répondra à l’attaque d’Ebroïn, maire du palais, sous les murs de Longwy, dans la plaine entre Romain et Flabeuville, il y fut battu .Ebroïn, près duquel il s’était rendu pour entrer en négociation, le fait assassiné pendant son sommeil d’un coup de poignard dans l’œil, près de Stenay en forêt de Woëvre. Il y gagna l’auréole de martyr. Son fils Lambert lui succède.

 

   755

Au décès de Lambert, Lothaire lui succède. Fils et petit fils de Martin, ils possédèrent successivement le duché Mosellan, et moururent tous deux religieux à l’abbaye de Mettlach (Sarre).

    788

Sadiger succéda à Lothaire son père, et laissa ses états, à sa mort en 853, à Régnier son fils unique, qui épousa Irmengarde, fille de l’empereur Lothaire 1er.

   814

Mort de Charlemagne qui régnait sur toute l’Europe Occidentale, son fils Louis le Débonnaire, est incapable de gouverner l’Empire. Ses trois fils, Charles le Chauve, Louis le Germanique et Lothaire, se révoltent contre lui et finissent par se faire la guerre.

 

    

      Charlemagne        Louis le Débonnaire    Charles le Chauve           Louis le Germanique                  Lothaire

    843

Le traité de Verdun démembre l’Empire de Charlemagne entre ses trois petits fils. Louis le *Germanique reçoit la Germanie, Charles le Chauve reçoit la France et Lothaire, tout en conservant le titre d’Empereur, règne sur l’Italie et un espace géographique situé entre le Rhin à l’est, la Meuse, la Saône et le Rhône à l’ouest. Comme il était courant au IX èmesiècle de nommer une région du nom de son souverain, cet espace devint alors « Lotharii ».

                               

    855

Lothaire abandonne le pouvoir et ses états sont partagés entre ses fils. Louis II reçoit l’Italie avec le titre Impérial, à Charles la Provence et le Duché de Lyon. Son second fils Lothaire II reçoit un tiers des territoires qui prendra le nom de Lotharii regnum. On appela Lotharing ses sujets. Puis on désigna le pays par Lotharingen, dont la forme allemande donna le roman Loreine, c'est-à-dire Lorraine. 

                                                 

     

 

 

          Lothaire II

    863

Lothaire confie quelques temps la Vice-royauté de la Lotharingie à  Régnier, son gendre.

 

    897

Zuentibold devient souverain de ce royaume, et retire la vice-royauté à Régnier.

 

    916

A la mort de Régnier, ses états furent partagés entre quatre de ses treize enfants : Gisilbert, duc de la Haute Lorraine, puis vice-roi de Lorraine, Théodoric, duc d’Alsace, Othon, comte de Charmontois et Ricuin, duc Mosellan.

    945

A la mort de Ricuin, qui fut aussi prince d’Ardennes, il laissa quatre enfants : Godefroy, comte d’Ardennes, Sigifroy, comte de Luxembourg, Mathilde, comtesse de Chiny et Ferry, comte de Bar, du Charmontois, et duc Mosellan. Ce dernier épousa Béatrix, fille d’Hugues Capet, roi de France, et nièce d’Othon 1er empereur d’Allemagne.

    946

Le duché de Haute Lorraine est devenu vacant par la mort d’Henri, fils de Gisilbert. Il fut donné par l’empereur Othon 1er au duc Ferry, qui dès lors y réunit le duché Mosellan.

Le duché Mosellan est réuni à la Lorraine.

 

COEURS DE GAUFRES

Une histoire à la Coq !…

 

On le dit fier et orgueilleux, alors qu’il n’est que hautain et méprisant. On le dit courageux et glorieux, alors qu’il n’est que sournois et je dois le dire assez lâche. Je conçois fort bien ce que cet articulet va me causer comme désagréments et préjudices moraux. J’entends déjà les cris d’orfraie de tous ceux qui ont fait la guerre au fond de leurs trous de jardin, de la terre jusqu’au-dessus des yeux ! Ceux que ma mère qui a connu l’exode avec mon frère dans les bras (mitraillés par les Italiens qu’elle disait, en guignant les Ritals qui habitaient dans la même rue et étaient venus à Favières pour redresser nos forêts bousillées par la tempête !…) appelaient les combattants de la dernière heure. Les « valeureux » qui n’avaient pas eu le temps de se débarbouiller de la terre de leur trou à rats. Et puis ceux aussi qui font de Verdun le symbole de la revanche après la volée de bois vert qu’on s’était pris en 1870. Les gibst revanch’ triomphaient. Au mépris de toute considération humaine pour tous ceux qui tentaient de survivre dans ce cloaque immonde. Enfin le Coq chantait à nouveau au-dessus d’une France libérée ! Enfin le Coq avait vaincu l’Aigle impérial de ce monstrueux Willem II. Au prix de combien de morts, de combien de souffrances, de combien de misères ! Pouf dans les oubliettes de l’histoire !

 

Certes moi aussi quand j’étais marmot et que je me retrouvais au monument aux morts le 11 novembre, j’étais fier comme Artaban. Je regardais le coq dans les yeux et je voyais luire ses yeux de plomb ! Moi aussi je voyais tout à coup ses ailes bouger d’un mouvement un peu pathétique, son cou s’étirer, sa crête flasque s’insurger comme un ergot, son bec rouge du sang des vainqueurs s’ouvrir… pour lancer le cri du triomphe français, de la vraie culture, de la véritable civilisation ! On était de nouveau les plus grands, les plus beaux, les plus forts ! Mais aussi les plus cons mais cela je ne le savais pas encore ! Je l’appris plus tard lorsque j’appris à gueuler avec des fleurs à la bouche : peace and love, paix au Viet Nam, faites le mur pas la guerre, etc. Epoque où tout était simple : le mal, c’était tout ce que je n’aimais pas !…

Moi aussi longtemps j’ai vu les poilus dans leurs tranchées, la gueule pleine de terre glaise du site des Ėparges, les esgourdes H.S  du fracas des bombes, les yeux embués de gaz moutarde ! Moi aussi, j’ai vu des femmes, des enfants, des vieillards disloqués dans les débris de leur maison. J’avais le cœur fragile même si on m’imaginait rebelle, imperméable à toute émotion, je voyais la mort bouger sous les plumes du Coq. Notre Coq national. Celui qui a chanté quand Jésus a été trahi par Judas… ou celui qui s’est fait trahir par Judas… où je ne sais plus trop bien mais je sais que le Coq a joué un rôle dans ce bazar-là qui fonde toute notre société en instaurant la symbolique du bouc émissaire. Judas Iscariote, vieux souvenirs poussiéreux du caté !

 

Le Coq donc ! Icelui qu’arborent nos armées d’aujourd’hui avec des crampons au pied et des coups de boules dans la tête ! Celui qui coquerique vers le soleil triomphal avec les deux pieds dans la merde ! C’est un Belge de « mes amis » qui m’a soufflé ça l’autre jour ! Depuis il se passe de mon amitié, non mais…I’a que les Français qui ont le droit de se moquer des Français ! Pourtant cela m’a donné à réfléchir ! Le Coq est le plus bel emblème de la bêtise humaine. Il est vaniteux comme un paon sans en avoir les atours, couard comme un cochon d’Inde, sans en avoir la servilité, péremptoire comme un Vergès d’assise, sans en avoir le caquet, creux comme un fonctionnaire sans en avoir la résonance, irascible comme un romanichel sans en avoir le panache, infidèle comme un père de famille italien sans la gomina, et dispendieux en frais de gaz lorsqu’il s’agit de le faire bouillir sans jamais atteindre à la douceur d’un bonnet d'Évêque ! Ou de deux sot-l’y-laisse parfumés d’une petite régalade de jus de fines herbes.


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